Rendez-vous en terre inconnue avec Johnnie Carwash

 

À l’occasion de la sortie du clip « Forever Yours » du trio lyonnais Johnnie Carwash, nous nous sommes déplacés pour les interviewer et les voir en live le temps de cette parenthèse enchantée faite de raclettes et de bouchons lyonnais !

©️ Clara Ozem

Présentez-vous. Qui fait quoi ?

Manon : Je chante et je fais de la guitare.

Bastien : Bastien, basse et chant.

Maxime : Maxime, batterie, synthé et chant.

Comment vous est venu le nom « Johnnie Carwash » ? Vous êtes fans de Johnny Cash ?

Manon : C’est la première fois que quelqu’un voit un peu notre thématique. En gros Johnny bah Johnny Hallyday. Non mais Johnny Cash c’est une bonne référence pour moi et juste le nom « Johnny » c’est cool. Et puis carwash parce qu’on répète à côté d’un carwash.

Bastien : En fait c’est venu par hasard, à la base ça ne devait pas être un nom de groupe. On cherchait un nom de groupe, un nom de groupe est apparu…

Manon : On l’a pris !

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Maxime : Dans des jams à Lyon.

Manon : Bastien et moi nous sommes rencontrés à la fac. Et après on a rencontré Maxime.

Bastien : On s’est rencontré à la fac, avec une personne qui organisait des jams. Au fur et à mesure on s’est mis à organiser des jams aussi. Maxime est venu à ces jams, s’est mis à les organiser aussi, et au final on a monté un groupe.

À peine un an et demi après votre rencontre à l’été 2018, vous en êtes déjà à votre troisième clip avec « Forever Yours » et avez déjà sorti deux EP, vous n’avez pas peur de tout donner trop vite ?

Bastien : On n’a peur de ne pas avoir assez de… l’inverse peut-être ! On n’a peur de ne pas avoir assez de morceaux.

Maxime : On n’a peur de ne pas avoir assez à donner !

Bastien : Bah déjà notre set fait une demi-heure, on a mis tout ce qu’on avait dedans. On aimerait bien avoir plus finalement !

Manon : Dès qu’on a un titre, dès que c’est encore frais et spontané, on l’enregistre et on le sort ! Comme ça ça a la fraîcheur du moment.

Maxime : C’est super important pour nous de jouer ou de sortir des morceaux quand c’est le moment, on la sort sur le net. Si on les sortaient un an ou deux ans après ça ne serait pas la même chose pour nous. Ce serait daté, on serait passé à autre chose en fait.

Bastien : Plus vite ça va, mieux c’est !

Vous êtes dans une logique Do It Yourself, est-ce volontaire ou souhaitez-vous vous entourer ?

Bastien : C’est par défaut.

Manon : Mais on aime aussi la culture du DIY quoi. C’est vraiment cool de faire plein de choses par soi-même, de se dire que c’est toi qui l’as fait tout seul, sans personne, sans moyens et que le résultat est quand même bien en tout cas. Après je pense que c’est bien de s’entourer par la suite, ça c’est sûr !

Maxime : Je pense que les deux sont compatibles : tu peux être entouré et faire les choses toi-même, garder la main-mise sur ce que tu fais. Je pense qu’on le fait en toute honnêteté parce qu’on aime ça.

On s’est rencontré sur Groover, depuis quand utilisez-vous cet outil et dans quel but ?

Manon : On l’utilise pour le clip. C’est une amie qui nous en parlé et on s’est dit on tente.

Du coup vous n’avez contacté que des médias ou vous avez contacté des labels, des tourneurs, des managers ?

Bastien : Uniquement des médias.

Manon : C’était juste pour relayer le clip en fait. C’était un premier essai avec Groover pour voir.

Bastien : Si on voit des labels qui nous intéressent sur la plateforme on ne se gênera pas.

Et les retours étaient bons ?

Manon : Plutôt oui ça va.

Bastien : En majorité oui.

Maxime : Quelques retours négatifs mais je pense qu’on n’a pas bien ciblé les médias.

Quelles sont vos influences musicales et dans la vie en général ?

Manon : Le nom de mon groupe : à la base j’étais très Johnny Cash, très rock, pop, folk, etc. Et ensuite je me suis tournée vers des choses un peu plus… beaucoup de musiques actuelles comme Frankie Cosmos, Fidlar, Shannon and the Clams, plein de choses comme ça que je trouve extraordinaires. Plein de groupes français aussi trop cool comme MNNQNS, Johnny Mafia… Ensuite mes influences dans la vie : l’amitié c’est très important, en tout vas dans Johnnie Carwash c’est un truc hyper important.

Bastien : Influences musicales ça rejoint ce que dit Manon, je vais ajouter Ty Segall et Thee Oh Sees. Tout ce qui est un peu garage. Et dans la vie… ce qui est important dans la vie c’est : manger des pâtes ! Et le côté DIY aussi moi ça me parle.

Maxime : Les influences musicales pareil… Je pense qu’on a plein de points communs ! Moi garage de ce qui se faisait il y a longtemps à ce qui se fait maintenant. Les influences dans la vie euh… j’aime manger !

Dans vos paroles, qu’est-ce qui vous inspire ?

Manon : La vie, les relations amis-amours, tout ça, ce qui se passe dans l’actualité. Johnnie Carwash n’est pas un groupe engagé politiquement mais il y a quand même quelques chansons un peu engagées notamment envers les femmes par exemple. Parce qu’avec tout ce qui se passe aujourd’hui, on ne peut pas passer à côté. Et puis c’est principalement des chansons d’amour tristes.

Mais pourquoi forcément tristes ?

Manon : Mais ce qui est fou avec la musique c’est que tu peux écrire des trucs qui sont tristes, et après tu vas les jouer et ça te rend heureux de les jouer et tu te marres ! Et le public quand tu chantes tes chansons et qu’il est avec toi il est content et toi tu es content en fait finalement. Tu ne te rappelles plus pourquoi tu as écrit ça en étant triste. Juste tu es content de jouer !

Ce soir vous fêtez la release party de « Forever Yours » qui est extraite de votre deuxième EP, un troisième EP est-il en préparation ?

Bastien : Absolument !

Maxime : C’est en cours d’enregistrement, mixage, on se laisse le temps de…

Bastien : D’errer !

Maxime : De faire ça comme on a envie de faire sans avoir forcément de nouvelle sortie pour l’instant. On a sorti pas mal de contenus au début du groupe et là il est temps de se poser, d’enregistrer ça calmement.

Bastien : En sirotant des mojitos fraise sans sucre et sans alcool…

Vous travaillez avec qui pour l’enregistrement des EP ?

Bastien : On enregistre en local, à côté du carwash !

Manon : Avec un pote qui s’appelle Romain Da Silva qui est en train de monter son studio.

Bastien : Mix et mastering c’est Romain qui les fait aussi, on fait tout ensemble. Mais pour les six morceaux on les a remasterisés avec Antoine Nouel qui travaille dans Satellite Jockey et qui travaille dans le son aussi.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Maxime : Continuer à faire ce qu’on fait actuellement… Mieux !

Bastien : Et plus ! Mieux et plus. Notamment en dehors de Lyon. On a fait une date au Supersonic à Paris pour l’instant, une date à Clermont-Ferrand, c’est à peu près tout ce qu’on a fait en dehors de Lyon.

Manon : Ah bah non on est allés à Valence.

Maxime : Cette année on aimerait sortir de Lyon et s’entourer.

Bastien : Sortir l’EP et tout ça.

 

 

Bonus :

 

Quel est le dernier single que chacun ait écouté ?

Manon : C’est un titre des Surf Curse, c’est pas « Disco » c’est « River’s Edge », dans le dernier album. On les a vus au Sonic jeudi dernier.

Maxime : Philippe Katerine « Stone avec Toi » !

Bastien : Aujourd’hui je n’ai pas écouté de musique… Ah si France Musique.

Manon : Ah mais c’était Dewaere ! Leur premier clip.

Un dernier mot pour la fin ?

Bastien : Musicalement !

Maxime : Tu mets « Musicalement » et tu barres !

Musicalement

©️ Clara Ozem

 

Pour plus d’informations sur Johnnie Carwash, rendez-vous sur la page, la chaîne, l’Instagram ou le Bandcamp du groupe. Johnnie Carwash se produira jeudi 30 janvier au Fil Smac à l’occasion des iNOUïs du Printemps de Bourges et samedi 1er février au Périscope en première partie de The Mystery Lights (complet).

 

Propos recueillis par Adeline Dupriez