Structures fait vibrer La Boule Noire

 

Découverts en septembre 2018 lors de la sortie de leur premier EP, Long Life, les amiénois de Structures nous avaient intrigués et nous les avions vus en live à La Pointe Lafayette, cave étroite parisienne nichée près du Point Éphémère. Apprenant qu’ils faisaient la première partie de The Murder Capital à La Boule Noire le lundi 29 avril, nous sommes allés voir comment le groupe avait évolué depuis !

 

© Mauro Melis

 

La Boule Noire se remplit peu à peu et nous entrons, au milieu du premier morceau, pour trouver un son de basse lourd. « Rough Wave » a démarré en trombe et la batterie complète la ligne de basse avec beaucoup de puissance. Le chanteur, charismatique, habite la scène de sa voix tonante.

Le groupe enchaîne avec son single, « Long Life », dont le rythme haletant ne laisse pas place au doute. Synthé effréné, voix imposante et gutturale, guitares pressées, basse puissante convainquent un public un peu frileux. Structures chauffe la salle en deux morceaux, seulement. Il n’en faut pas plus aux quatre musiciens pour transmettre leur énergie à l’assistance, qui en redemande.

Après le single phare du groupe, « Satellite » arrive avec son intro synthétique où la basse minimaliste et efficace s’impose tout au long de la chanson avec une ligne affirmée… La batterie agressive et parfois quasi militaire nous maintient éveillés tandis que la fin du morceau se teinte de nostalgie après le pont. Une voix qui fait écho, une ligne de guitare nostalgique et lointaine et un synthé spatial achèvent notre voyage interstellaire sur la plus belle des notes.

 

 

Arrive « Immortals » avec ses guitares saturées, ses solos vertigineux, sa basse marquante et sa batterie explosive… L’énergie qui semble émaner des quatre musiciens ne faiblit pas et le public s’en délecte, unanime.

La somptueuse « Arabian Knights Club » débute de façon ultra saturée, faisant résonner toute la salle de La Boule Noire. La voix scandée du chanteur, à la fois monotone et vibrante, fait écho à la ligne de basse démente et aux guitares déchaînées.

Puis l’avant-dernière chanson du set, « Silent », envahit la salle avec sa basse hypnotisante, son synthé haletant et son vigoureux solo de batterie. Le groupe donne tout pour ne rien regretter et laisse un public conquis et rassasié.

« Robbery » termine le set avec force avec des guitares saturées et une basse insistante. L’assistance se lâche et remue la tête de droite à gauche dans un rythme effréné. Les quatres musiciens envoient leurs dernières forces dans ce morceau où le chanteur hurle :

I know you’re all infected

 

 

Structures a réussi un set court mais intense de trente minutes à peine, tels les groupes anglais qui boudent les rappels et se concentrent sur l’essentiel. Le concert était vivifiant et on s’en est pris plein les conduits auditifs pendant cette demi-heure de son brut. Le groupe a tout donné et on a hâte de les revoir sur scène en tête d’affiche !

 

 

Pour plus de renseignements sur Structures, rendez-vous sur Facebook, BandCamp, Soundcloud et YouTube.

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

 

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