Session de rattrapage pour affronter la rentrée

 

Cette année, de véritables pépites sont parvenues à nos oreilles et, malheureusement, nous n’avons pas pris le temps de vous en parler. Il est l’heure des bilans et surtout d’écouter les albums à côté desquels vous êtes peut-être passés…

 

 

Raw, Noury Kamel, 30 novembre 2018

Cet EP est sorti depuis quasiment un an, on vous l’accorde. Seulement, nous avons été tellement éblouis par sa qualité qu’on n’a pas voulu le chroniquer à la va-vite. Noury Kamel avait déjà sorti un premier titre, « Ache », avec un clip attenant en juin 2018. Ce titre se retrouve dans l’EP, Raw, de l’artiste. Parmi les quatre titres que l’artiste nous offre, nous pouvons entendre ses influences très rock, très brutes justement. Des artistes comme The Kills, Royal Blood, Arctic Monkeys et Phoenix ont nourri sa musique.

Noury ne fait pas dans la dentelle avec de gros riffs et des guitares saturées, une voix rauque tellement profonde qu’elle semble sortie des limbes et une rythmique puissante et affirmée. À côté de ça, des nappes de synthétiseurs douces à la fin de « Death-Ray-Eyes » permettent de voir le côté plus posé de l’artiste. La grosse boîte à rythmes dans l’introduction de « Aftermath » donne le ton d’un morceau sensuel au son lourd et lancinant. Le multi-instrumentiste enchaîne avec une atmosphère chaotique et mystique dans « Apocalyptic Eyeliner Campaign » où les échos de sa voix résonnent comme au fond d’une grotte. Enfin, « Ache » vient clore ce premier EP totalement subjuguant avec une basse si grave qu’elle en devient oppressante… Ce morceau envoie vraiment du lourd et le cri à la fin confère une dimension mythique à sa décadence.

 

 

Six Pack, Normcore, 19 avril 2019

 

De même que pour le premier EP chroniqué dans cet article, l’EP du groupe Montreuillois est longtemps passé en boucle sur notre chaîne hifi de sa sortie en avril au début de l’été sans pour autant qu’on prenne le temps de vous en parler. Retour dans les années 1990 pour ces quatre joyeux branleurs adeptes de fuzz et de son saturé ! L’EP, Six Pack, fait référence aux packs de bière qui s’entassent dans l’antre du groupe. Clairement, d’autres références à la bière sont éparpillées tout au long de cet EP six titres avec le premier titre, « Buddy Bud » et sa Budweiser. Aucun placement de produit n’a été effectué par les artistes. « Back Row Kids » nous offre un son plus grunge avec une ligne de basse constante et des effets de guitare bien colorés type feu Gross Magic, l’un de nos groupes Anglais préférés. Le groupe a vraiment une esthétique 90’s indéniable et, parfois, ça fait du bien de se replonger dans le passé ! Les solos de guitare de « Snot » n’ont rien à envier aux groupes du genre. Peu de groupes se lancent dans le créneau grunge en 2019 et c’est toujours un plaisir d’en trouver qui le font avec goût et surtout qui sont de qualité ! On peut aussi citer Dude York, trio Américain qui perpétue l’héritage grunge de Nirvana. Mais une chose est sûre, les quatre garnements de Normcore sont en tête de lice pour représenter les 90’s en France ! Vivement le live !

Normcore sera en concert à L’International, Paris, le 25 septembre.

 

Orgue, Guero, 10 mai 2019

 

Guero est un artiste complet : auteur, compositeur et interprète, Robin Pagès, de son vrai nom, propose une musique à la croisée des genres musicaux : pop, rock et électro. Inspiré par différents artistes tels que Phoenix, James Blake, Prince, Radiohead et The Beatles, Guero produit une musique à la fois rétro et actuelle, forte et sensuelle. Pour son tout premier EP, Orgue, l’artiste a misé sur l’utilisation des synthétiseurs, d’où le nom qui est aussi un anagramme de Guero !

Cette façon qu’a l’artiste de mêler musique actuelle, avec des sons de synthés nouveaux, et musiques anciennes type 80’s avec des effets de voix hyper rétro dans « One » par exemple, est unique en son genre. Les riffs de guitare et même certains sons de synthétiseurs font penser à des tubes des années 1980 et des Tears for Fears à gogo. On ne connaît qu’un seul artiste actuel capable d’en faire autant, Rose Tiger. Dans « YWSI », la basse souple et rassurante donne envie de se déhancher jusqu’au bout de la nuit, le synthé ouvre les possibilités et la voix, sans fioriture, nous emmène loin avec une envie de refaire le monde. Guero nous fait voyager, sans forcément revenir dans le passé, mais en allant vers l’avant, vers ce que la vie a de nouveau à nous offrir. « Dusk on a Seashore » nous fait clairement penser à James Blake qui en est à faire la bande sonore de ballets néoclassiques (Blake Works). Et c’est tout le mal qu’on souhaite à Guero, qui est tout à fait capable d’en faire autant tant ses morceaux revêtent une dimension intemporelle et universelle. Enfin, dans « Hopes », l’artiste fait appel à notre sens de la mélancolie avec un rythme langoureux, des accords de guitare nostalgiques, une voix dont la sincérité va droit au cœur et des chœurs planants. Tout ce qu’on peut dire, après écoute du premier EP de Guero, c’est vivement le live !

Guero fera sa release party le vendredi 11 octobre à L’International, Paris.

 

Echo of Sounds, Happy Freuds, 31 mai 2019

 

Nous avons découvert le groupe Espagnol sur Groover en avril 2019 et, depuis, le tout premier album, Echo of Sounds, est sorti en autoproduction le 31 mai 2019. Le groupe, basé à Javea, au Sud de Valence, est constitué de quatre jeunes musiciens passionnés de son 70’s. Fort d’une appétence pour les grands classiques du rock tels Led Zeppelin, Deep Purple, The Rolling Stones ou encore Black Sabbath, Happy Freunds ne s’amuse pas à copier ses aînés mais a bel et bien trouvé sa patte ! Les quatre musiciens ont réussi à trouver un style qui leur est propre et n’hésitent pas à donner de leur personne sur un album enregistré à la maison. Le Do It Yourself semble faire partie de leur stratégie de développement et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça marche ! La musique de Happy Freunds se répand à travers le monde comme une traînée de poudre ! Parmi des chansons très rock et sensuelles « In Black », « Song X », on trouve de petites merveilles acoustiques telles que « Background Noise » et « To Blue » qui sont de vraies pépites folk.

Le premier album du groupe est une pure expérience auditive et émotionnelle, nous faisant passer d’un enjouement sans limite à la plus grande des nostalgies. Merci Happy Freuds d’exister et de prouver que le rock n’est pas mort ! Nous avons hâte que le groupe vienne en France pour se produire en concert !

 

Pour plus de renseignements sur chacun des artistes, cliquer sur leur nom dans les titres.

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

 

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