Rock en Seine 2019 : les 10 meilleurs concerts !

 

Deux semaines après l’incontournable festival de rentrée Rock en Seine et sa 17e édition, nous revenons sur les concerts qui nous ont le plus marqué cette année ! Nous parlerons uniquement du week-end car nous n’avons pu nous rendre au festival vendredi…

 

 

Cette année s’annonçait sous les meilleurs auspices avec une programmation à la fois grand public et pointue. Rock en Seine a décidé de faire la part belle aux artistes indépendants et ce n’était pas pour nous déplaire !

Voici les dix artistes qui nous ont fait vibrer à Rock en Seine les 24 et 25 août derniers ainsi que des replays de certains concerts captés par Culturebox pour ceux qui ont envie de revivre ce week-end de folie ou ceux qui veulent le vivre comme s’ils y étaient.

Catastrophe

En ouverture de journée le samedi 24 août, le groupe a su mettre le feu aux poudres d’un public de début d’après-midi sous un soleil de plomb en nous offrant un show bien préparé et pourtant très spontané. Des costumes, des chorégraphies, des danseuses, des confettis, des strass et des paillettes nous en ont mis plein la vue et nous ont fait rêver ! Oscillant entre un côté théâtral et un côté comédie musicale, le spectacle offert par le groupe était rafraîchissant à souhait ! L’aisance scénique et musicale qui caractérisent les six musiciens sont impressionnantes et l’ajout de deux danseuses pour compléter le tableau n’a fait que nous confirmer que Catastrophe a donné le meilleur show de la journée. Nous vous laissons voir par vous-mêmes le spectacle auquel nous avons eu le bonheur d’assister. Et le bonus du concert était cette merveilleuse reprise de « Smalltown Boy » de Bronski Beat qui nous a tous fait chavirer. Catastrophe est à écouter, à voir et à revoir sans modération !

 

 

Louis Cole Big Band

Le musicien californien est venu à Rock en Seine accompagné d’un orchestre, en version big band donc. Nous ne l’avions jamais vu sur scène et n’avons pas été déçus de son show haut en couleur. Quand nous avons débarqué devant la grande scène après une pause, quelle ne fut pas notre surprise de voir des squelettes et Louis Cole en haut squelette et bas Cheetos du plus bel effet ! L’artiste annonçait la couleur et nous nous sommes surpris à nous dandiner au rythme des percussions et aux douces notes des solos de saxophone. Des choristes faisaient régulièrement des mini chorégraphies bien avisées et à moitié improvisées entre deux notes et c’était un joyeux bazar sur la grande scène ! Un spectacle à l’américaine, grandiloquent sans être lourd, nous a ravi et donné envie de suivre l’artiste de plus près.

 

Girl in Red

La jeune Norvégienne de 20 ans nous a offert le concert le plus authentique de tout le festival avec force détails sur sa vie et surtout sur sa journée durant les transitions. L’artiste s’était levée à 3 h pour prendre son avion de Norvège jusqu’en France, avait oublié de manger, etc. Et ses paroles d’apparence anodine nous ont conquis sur sa sincérité. Quant au show en lui-même, les titres s’enchaînaient de façon fluide et la musique de la fille en rouge paraissait beaucoup plus rock en live que sur disque. Quatre musiciens de son âge accompagnaient la chanteuse et ils avaient tous l’air en parfaite osmose. Ce concert nous a empli de joie et l’artiste a fini par slammer sur son public, une manière de terminer ce live en apothéose ! Pour (re)vivre ce moment d’émotions, voici le concert en replay sur Culturebox.

 

 

Polo & Pan

Notre duo français d’électro préféré du moment était ravi d’être de retour à Paris, sa ville d’origine, pour nous jouer un live d’une heure sur la scène de la Cascade. Le public était au rendez-vous et il n’y avait plus de place pour circuler entre les gens. Nous avons cependant pu trouver une place vers le fond de la pelouse, un peu en retrait mais face à la scène pour bien profiter et surtout pour pouvoir danser en toute liberté. Les titres phares du duo se sont succédés dans une ambiance survoltée et la mannequin chanteuse a de nouveau fait son apparition sur quelques morceaux, envoûtant la foule au passage. La scénographie était légèrement différente de celle du show du Printemps de Bourges 2018 mais niveau set list, on restait dans les mêmes eaux. Le grand final sur « La Canopée » nous a convaincu que Polo & Pan était un duo fournissant une qualité de live constante !

 

Peter Cat Recording Co.

Ce groupe était pour nous une totale découverte et nous nous sommes retrouvé devant la scène Firestone à cette heure-là par le plus grand des hasards. Grand bien nous en a pris car il aurait été dommage de passer à côté de ces cinq musiciens venus de New Delhi en Inde. Si certains pensent qu’il s’agit d’un simple groupe de rock indé, il n’en est rien tellement sa production musicale est riche d’influences. Une chanson psyché soul avec des trompettes, de la basse groovy, la voix profonde et suave du chanteur, des accents jazzy, on peut vraiment tout entendre en écoutant les Indiens. Le concert était généreux avec des musiciens au meilleur de leur forme et un public totalement sous le charme. Des claviers viennent parfaire chaque morceau avec un petit côté jazz léché : la petite touche qui met bien. Nous recommandons vivement Peter Cat Recording Co. et regrettons que Culturebox n’ait pu filmer ce show époustouflant !

 

Cannibale

Le groupe Normand signé chez Born Bad Records ouvrait la dernière journée du festival à 14 h 30 sur la grande scène et nous sommes arrivé en avance pour ne rien rater. Clairement, on avait découvert les cinq musiciens la veille grâce à l’application Rock en Seine alors qu’on se demandait par quoi entamer la journée. Nous avons tout de suite accroché avec leurs titres très rock aux accents psychédéliques. De formation classique : chant, guitare, basse, batterie et clavier, le groupe arbore un lapin laid « ugly rabbit » sur la grosse caisse de sa batterie. Cette illustration fait référence à son titre phare « The Ugliest Rabbit of the 70’s » qui a été fabuleusement mis en scène ce jour-là et a fait l’unanimité auprès de la foule. Les cinq musiciens sont généreux, simples, leur jeu de scène est bon, ils s’éclatent et leur plaisir est communicatif. Que demander de plus franchement ? Vive la Normandie, les Normands, le rock et le lapin le plus laid des années 1970 !

 

Le Villejuif Underground

La palme du live le plus rock’n’roll du festival Rock en Seine 2019 est descernée au Villejuif Underground, autant dans l’attitude désinvolte que dans le déroulement du concert ainsi que dans les anecdotes du chanteur qui a bien précisé que le groupe ne comptait pas devenir professionnel. Avec son accent à couper au couteau, le chanteur Australien nous a souhaité la bienvenue et on a su que le concert serait mythique. Chez Le Villejuif Underground, tout sonne rock : aussi bien le timbre de voix du chanteur que la guitare saturée ou la ligne de basse obsédante. D’ailleurs en parlant de basse, à peine la première chanson était-elle terminée qu’une corde a cassé… Loin de se démonter, le groupe a continué avec un instrument particulier qui faisait des sons de basse et que le bassiste maîtrisait. Avec son titre éponyme « Le Villejuif Underground », le groupe illustre sa propre vie avec une bande originale de son cru. En l’écoutant, on se dit que la relève des grands groupes de rock comme The Rolling Stones et The Velvet Underground est assurée. Dommage que le groupe ne veuille pas aller plus loin car il a le potentiel de remplir des stades ! Voici le concert en replay pour que vous puissiez le (re)vivre à l’envi ! (On en est à notre troisième visionnage de la vidéo alors qu’on y était…)

 

 

Sam Fender

Le jeune Anglais originaire de Newcastle upon Tyne a, du haut de ses 23 ans, donné un concert très professionnel. Accompagné de quatre ou cinq musiciens, en fonction du besoin de saxophone ou non, le chanteur-guitariste s’est livré à son public avec la réserve habituelle qui caractérise les Anglais. Malgré son visage habituellement assez renfermé, il était très engageant et souriant et n’a pas hésité à communiquer avec son auditoire. Il a donné de sa personne sur ses solos de guitare et nous a gratifié de ses titres phares comme « Dead Boys » qui était très touchante ou encore « Hypersonic Missiles » avec laquelle il a clos le concert. Le saxophoniste apportait vraiment une touche en plus et il n’était pas uniquement là pour la dernière chanson. C’était la surprise du concert ! Une autre surprise, pas du même ordre, était la fin anticipée du concert 10 minutes avant l’horaire prévu. Nous avons été pris de court face à cette fin brutale mais les Anglais sont partisans d’un live court, intense et carré et Sam Fender n’a pas dérogé à la règle avec son concert de 30 minutes. Parfois, les morceaux de l’artiste nous font penser à Arcade Fire que nous aimons beaucoup mais il a sa propre patte, son propre univers musical. Vivement le prochain concert en espérant qu’il durera plus qu’une demi-heure !

 

Royal Blood

Le duo de Brighton est monté sur la grande scène avec une énergie survoltée en ce dimanche 25 août… Un décor sobre avec un gros tigre blanc sur la grosse caisse et beaucoup de noir partout pour mettre en valeur les deux acolytes, il n’en fallait pas plus pour nous mettre dans l’ambiance d’un concert que nous attendions avec impatience. La pelouse de la grande scène s’est peu à peu remplie morceau après morceau et la symbiose a vite été atteinte entre le duo électrisé et la foule galvanisée. Une basse lourde, une voix puissante et une batterie qui démolit tout sur son passage : voici la recette miracle du groupe qui n’a rien inventé mais produit un des meilleurs sons de ces dernières années. OK, nous n’avons aucune objectivité sur Royal Blood mais écoutez ! Après avoir écouté leurs disques pendant des années, nous avons enfin eu la chance de voir les deux musiciens en live et n’avons pas été déçus, au contraire ! Le son était lourd tout au long du concert et des choristes étaient invitées sur certaines chansons. L’apogée du concert a été atteint durant l’introduction de « Out of the Black » qui nous a littéralement tous scotchés. Quel jeu de scène titanesque ! C’était le meilleur titre du live et il nous a convaincu que Royal Blood nous avait offert le meilleur concert de la journée (sorry Foals).

 

Foals

Venons-en aux faits avec le dernier concert que nous avons vu à Rock en Seine 2019 (désolée Aphex Twin on n’a pas accroché, trop pointu pour nous), Foals. Le rendez-vous était donné à la scène de la Cascade avec le groupe d’Oxford et nous avons enchaîné trois groupes Anglais dans le plus pur bonheur (big up à The Murder Capital les Irlandais que nous avons à moitié vus car c’était l’heure de se reposer sur la pelouse). Bref, la foule s’était accumulée pour accueillir ce que certains jugent comme l’un des meilleurs groupes du moment (coucou Sound of Brit). La bande à Yannis était en forme ce soir-là et un bon concert s’annonçait. Yannis a remercié le public d’être venu si nombreux et surtout la France qui est le deuxième pays du monde à écouter le plus Foals (après l’Angleterre sans doute). Un petit « Olympic Airways » par-ci, un petit « My Number » par-là ; tous les albums du groupe étaient représentés ce soir-là. Le chanteur a slamé et joué dans la foule dès le milieu de son set avec un gros passage hard rock improvisé. Pour nous, l’apothéose du concert a été « Spanish Sahara » (l’une de nos préférées), où le silence de l’assistance était palpable, comme si on assistait à la grand-messe. Après une heure de concert, on se dit qu’on aimerait revoir le groupe en live dans une salle pour une soirée entière qui lui serait dédiée. À quand le prochain concert ?

 

Nos chouchous Catastrophe et leurs danseuses

 

Pour plus de renseignements sur Rock en Seine, rendez-vous sur le site officiel, la page, l’Instagram, la chaîne YouTube et surtout rendez-vous l’année prochaine pour la 18e édition !

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

 

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