Renarde : rencontre avec un félin d’un nouveau genre

Nous avions fait la connaissance de Bruno il y a quelques années. C’était en marge d’un concert avec son groupe, Gabelt, et autant vous dire que le garçon n’avait pas la langue dans sa poche ! À partir de ce moment-là, nous avons suivi attentivement les quatre musiciens. C’est donc tout naturellement que, à l’aube d’un nouveau projet, nous avons souhaité à nouveau rencontrer le chanteur…

 

 

©cessfess

 

 

Est-ce que tu peux te présenter rapidement ?

Je m’appelle Bruno, j’ai un groupe qui s’appelle Gabelt depuis 8 ans maintenant et on habite un peu tous loin les uns des autres maintenant donc c’est un peu compliqué… et j’ai décidé il y a quelques mois de créer et d’enregistrer mes propres musiques.

Pourquoi monter un projet comme Renarde ?

D’abord parce que, pour moi, la musique est une passion mais comme les gars (les autres musiciens de Gabelt ndlr) habitent assez loin, je ne pouvais plus trop en faire… du coup j’ai voulu me remettre à la musique, j’avais déjà quelques compositions de côté et j’ai voulu remonter un projet, que j’ai appelé Renarde. Mais l’amour de ma vie reste Gabelt quand même ! (rires)

Puisqu’on en parle justement, Gabelt est en suspend ? C’est fini ? Quelle est la situation ?

Non, on n’a pas du tout arrêté, on a sorti un EP au début de l’année 2017, on n’a jamais été des as de la communication donc on a juste présenté le disque de manière très simple en disant : « voilà, on a sorti un EP, allez l’écouter ! » sans envoyer du lourd derrière quoi… et le fait que Grégoire soit sur Paris, Arthur sur Londres et Damien avec moi sur Toulouse c’est quand même compliqué de répéter. Arthur s’est consacré à un deuxième projet qui s’appelle EPEE et que je soutiens à fond… et puis moi j’ai Renarde. Donc on va essayer de se retrouver pour répéter et peut-être faire un ou deux concerts… sachant qu’on est très très amis dans la vie !

Du coup, concernant Renarde, pourquoi ce nom ?

J’ai choisi de manière un peu aléatoire : j’aime bien le renard et j’aime bien les rousses donc je trouvais que ça correspondait bien vu que je parle beaucoup d’amour dans mes chansons…

Tu t’es entouré de musiciens pour ce projet, comment ça s’est passé ? Comment les as-tu choisis ?

Au début j’ai fait mes trucs sans forcément en parler. J’ai enregistré les morceaux piste par piste, instrument par instrument parce que je ne voulais pas trop en parler. Ça n’a pas été très facile :  je suis pas batteur, je suis pas bassiste confirmé, je suis pas chanteur non plus d’ailleurs !

Bien sûr !

(rires) Je connaissais pas mal de musiciens, j’ai commencé à en parler à certaines personnes et puis, au final, certains ont accroché. Aujourd’hui on est dans une phase où on essaye de jouer les chansons ensemble, de trouver un équilibre. J’espère qu’on sera prêts vers le mois de mars ! Avec Renarde j’avais aussi envie d’avoir un truc un peu plus mature et qui aille un peu plus vite… parce qu’avec Gabelt on est plus entre nous, on va à notre rythme alors que maintenant j’ai envie de faire un truc peut-être plus pro quoi.

De quoi tu parles dans tes chansons ?

Alors, pour le moment, il n’y en a qu’une à l’écoute et deux enregistrées… et j’en ai douze en tout. Principalement, j’avais envie de parler de choses qui sont en contradiction… En fait j’aime bien que mes paroles aillent à l’encontre de ce que pourrait dire la musique. Par exemple « Dallas » est une chanson très pop… mais ça parle d’une maison close donc au premier abord on pourrait croire que c’est une rencontre amoureuse alors que je parle d’un mec qui va voir une prostituée quoi. C’est bizarre mais j’aime bien les contradictions comme ça. Sinon, principalement, j’écris des chansons qui parlent d’amour, c’était déjà le cas avec Gabelt d’ailleurs ! On change pas comme ça ! (rires)

La plupart des morceaux de Gabelt étaient écrits en anglais, pourquoi écrire en français désormais ?

En fait j’avais commencé à écrire en français avec la chanson « Brigitte » et c’était trop difficile après de revenir sur l’anglais.

Mais du coup pourquoi tu t’es mis à écrire, avec « Brigitte« , en français ?

Je m’étais lancé un défi en fait et puis après j’ai continué parce que je trouvais cela plus simple même si du coup ça me fait sortir de ma zone de confort… parce qu’il n’y a pas de filtre.

Est-ce que tu as prévu d’autres sorties de morceaux ou des concerts pour les semaines à venir ?

Je pense balancer un deuxième morceau début 2018 et je vais commencer à jouer fin mars.

Tu as des dates précises ou pas encore ?

Rien de sûr pour l’instant mais je vais commencer par le Pays basque parce que…j ‘aime bien cet endroit tout simplement. Après Toulouse et puis je verrai au fur et à mesure où je peux me produire : Strasbourg, Valenciennes, Quimper… ! (rires)

Et, justement, pour ces concerts tu penses avoir une scénographie spéciale ?

Je pense que, si je vais jouer avec un groupe, on sera habillés pareil. J’ai envie que ce soit assez uniforme. En même temps au niveau du visuel je suis aussi sur quelque chose de très simple, je veux garder ce côté épuré.

 

#BONUS : Premier / Dernier

 

Le premier concert où tu as joué ?

Alors c’était à Lannepax, c’est perdu ! Le pote qui était avec moi a joué en sac-à-dos, on était à moitié branchés. Je devais avoir 19 ou 20 ans… en fait on jouait dans la rue et un mec est passé et nous a proposé de jouer, on a dit ok et voilà. Il y avait du monde et tout ! On est arrivés et on a joué direct, tels qu’on était et sans balance.

Le dernier concert où tu as joué ?

C’était à la maison, au Cri Art, en février…

Le premier concert auquel tu as assisté ?

C’était Gojira… ça n’a rien à voir avec ce que je fais quoi (rires). J’avais quinze ans !

Le dernier concert auquel tu as assisté ?

Alors le dernier groupe que j’ai vu… c’était Cathedrale, c’est très différent de Renarde ça aussi !

Le premier album acheté ou téléchargé ?

Ouh la attends parce que faut que je réfléchisse là… je crois que c’était The Strokes, l’album Is this it.

Le dernier album acheté ou téléchargé ?

Euh… Baxter Dury, Prince of Tears.

Un mot de la fin ?

Euh… je sais pas… aïe aïe aïe je trouve pas ! Ben voilà : « je sais pas ».

 

 

 

Retrouvez Renarde ici ou encore !

 

Article rédigé par Suzon Bodin

 

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