Pâle regard nous met devant le « Fait Accompli » !

 

pâle regard est un groupe parisien que nous suivons attentivement depuis ses débuts, c’est donc tout naturellement que nous vous parlons de Fait Accompli, le premier EP-concept du quintet.

 

(c) Pierre-Emmanuel Mazy

 

Sorti le 31 août 2018 en format digital et distribué par Dirty Melody Records, label indépendant londonien (Mcbaise), Fait Accompli permet une entrée en matière dans l’univers mélancolique du groupe. Né des cendres de Morphine, le projet a pris son envol quand François Lebouteiller et Quentin Mercier ont eu l’idée de créer un EP qui serait à la fois un long morceau de huit minutes et une suite cohérente de quatre titres distincts.

Prenons l’EP comme quatre pistes séparées : « Solitude », « Illusion », « Transition » et « Idées Noires ». Ces quatre étapes rappellent les différentes phases d’une relation amoureuse et pâle regard s’évertue à exprimer ces sentiments conflictuels qui nous habitent tous lorsque nous sommes à deux.

 

 

« Solitude » ouvre l’EP avec une boîte à rythmes qui reste régulière et posée tout au long des morceaux pour montrer la difficulté à avancer dans certaines relations. Une guitare légère se mêle à la rythmique, puis la basse arrive, rassurante, ensuite le synthé apparaît furtivement et la voix suave de Capucine du Pouget susurre des paroles poétiques… Un sentiment de réconfort se dégage de cette première piste, les chœurs de François sont ronds et chauds et se marient harmonieusement avec la voix de la chanteuse.

Puis, l’étape de l’ « Illusion » est introduite en douceur avec un synthétiseur caressant malgré la dureté du sujet évoqué par les paroles. La violence de la scène racontée est grandement atténuée par cette plénitude des harmonies synthétiques et la voix envoûtante de Capucine.

C’est au tour de la guitare sèche, espiègle, d’introduire la « Transition » où le texte en anglais nous interpelle… La voix sensuelle de la chanteuse et l’instrumentation lo-fi produisent un sentiment de nostalgie grandissant.

Enfin vient le temps des « Idées Noires » où la basse cadencée de Quentin instille un sentiment de lassitude dans l’âme. La réverbération sur les notes du synthétiseur d’Hugo Van Mol fait écho à la guitare nuancée de François.

Cette piste est la plus longue et la plus aboutie de l’EP, elle fait ressentir plus d’émotions que les trois étapes précédentes et, à raison, car les regrets sont le pire sentiment que l’on puisse éprouver. Le synthé de la fin trouble l’esprit et installe le doute et « les idées noires ».

 

(c) Marie Bour

 

pâle regard a fait très fort pour ce premier EP-concept qui peut s’apprécier de deux façons différentes. La cohérence et surtout la maturité de l’ensemble sont surprenantes ! Si le groupe démarre en nous mettant devant le Fait Accompli, on ne peut qu’attendre la suite avec impatience !

 

Pour plus de renseignements sur pâle regard, rendez-vous sur Facebook, Bandcamp et Instagram.

 

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

 

 

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