Niko Yoko : le groupe qu’on n’a pas vu venir

Découverts lors d’un concert à l’Espace B le 17 décembre dernier, les quatre trublions de Niko Yoko nous en font voir de toutes les couleurs avec leur EP ‘Something’s Coming‘. Laissez-vous entraîner dans un tourbillon de folie !

 

 

Après plusieurs concerts mouvementés, nous avons enfin réussi à nous procurer le premier EP de Niko Yoko avec une chanson bonus en plus. Ça valait le coup d’attendre !

L’EP, sobrement intitulé Something’s Coming, démarre en bombe avec Don’t Let It Go, un tube en puissance qui n’a rien à envier aux classiques du genre. Une intro de batterie qui monte crescendo, des guitares saturées, une voix légèrement éraillée, des paroles inspirées : tous les ingrédients sont réunis pour former une chanson efficace. Don’t Let It Go est un parfait choix d’ouverture pour ce cinq-titres. Ni trop, ni trop peu, le titre envoie. Mention spéciale pour le clip illustrant la chanson, une vraie perle avec ses références à la pop culture des années 1990 et sa mise en abîme dans un salon vintage.

Arrive ensuite la chanson phare de l’EP, Something’s Coming, qui sonne comme une balade pop avec la douce voix du chanteur qui rappelle fortement celle de Noel Gallagher. Quant à la ligne de basse, elle égaye la mélodie tout en sobriété. Le solo de guitare à la fin donne un aspect planant au titre avec son effet de vibrato qui va decrescendo. Une chose est sûre, Something’s Coming illustre parfaitement la trajectoire du groupe ; sorti de nulle part, il s’installe sur le paysage indépendant parisien comme une évidence, sans prétention ni faux semblant.

Man Down débute par un solo de basse et une batterie carrée, la section rythmique portant la chanson agrémentée de riffs de guitare énergiques et d’une voix bien placée. Simple et percutante, l’instrumentation n’a pas besoin de fioritures pour conférer au titre sa dimension iconique.

Nous sommes surpris par In the Aftermath qui est dans un registre plus calme que ce que le groupe a l’habitude de jouer. Ce titre fait penser à un lendemain de soirée où la basse nous berce et les guitares prennent des sonorités plus psychédéliques. L’ambiance sonore est plus groovy, plus deep et ce n’est pas pour nous déplaire.

Pour finir, la chanson bonus Sunday Girl clôt cette pépite musicale dignement par une balade romantique aux influences clairement britpop.

À la croisée des genres musicaux, Niko Yoko fait le lien entre les 60s et les 90s tout en réconciliant les Beatles avec le Velvet Underground.

 

Philippe Astruc

 

Nous n’allons pas vous cacher que nous écoutons l’EP en boucle depuis un mois et demi. Niko Yoko est un groupe dont la musique reste dans la tête et que vous vous surprendrez à chanter sous la douche ou dans la rue. Un nouvel EP est à venir cette année et des concerts seront bientôt annoncés. Affaire à suivre !

 

Pour ne rien rater de l’actualité de Niko Yoko, rendez-vous sur la page, le BandCamp et la chaîne du groupe. Prochains concerts prévus le 9 février au Truskel et le 22 février au QG à Paris. 

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

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