More « Jellies » for your bellies with 77:78 !

 

Greetings from Lost Song! La vibe rétro pop rock anglaise de 77:78 est contagieuse avec leur premier album, Jellies, sorti le 6 juillet 2018 chez Heavenly Recordings.

 

 

Avec leur style pop britannique nous rappelant des formations telles que Pulp ou Django Django, les anglais de 77:78 ont sorti en ce milieu d’année un premier album solide aux titres accrocheurs.

L’album s’ouvre sur « If I’m Anything », un morceau à la composition très épurée mais qui nous offre un aperçu du potentiel du groupe : des guitares réverbérées, des voix superposées et un rythme qui oscille entre le numérique et l’analogique. Le titre « Compass Pass » semble venir tout droit des années 1990, avec son big band et un groove très rétro british, dont la très présente cloche n’a rien à envier au « Don’t Fear the Reaper » de Blue Oyster Cult.

« Love Said (Let’s Go) » est le premier single issu de l’album. Reposant sur une simple suite d’accords joués à la guitare folk, le morceau est très laid back, plutôt dansant et assurément rock. Son format classique n’écarte pas pour autant l’originalité, notamment par des interventions de claviers, de flûte et de cuivres. On prend ici la mesure du bel effort de production opéré par le duo sur ce titre comme sur l’ensemble de l’album.

 

 

La valse minimaliste « Pour It Out » s’ouvre sur une guitare folk discrète très vite rejointe par des claviers aux sonorités aquatiques, ainsi qu’une guitare électrique empruntée à la Motown et une batterie traînante. On apprécie le solo de trompette ultra réverbéré qui donne l’impression d’un jazzman jouant depuis les abysses de l’océan. Toujours en valse, mais cette fois-ci les pieds sur terre, « Papers » est un sing-along accrocheur teinté d’absurdité et d’auto-dérision.

Le titre « Copper Nail », plus électronique que ses prédécesseurs, évolue sur un rythme aux accents tropicaux et des claviers multiples, prêtant aux voix d’Aaron Fletcher et de Tim Parkin un terrain propice aux harmonies. Apparaît alors « E.S.T.W.D. », un titre qui pourrait très bien se passer d’instrumentation tant l’union vocale y est forte ! Très lent et positif, il nous donne envie de passer les bras autour des épaules de notre voisin en trinquant avec lui à l’amitié et en nous balançant en rythme de gauche à droite.

 

Everybody sees the world

So differently

But you see it the same

The same as me

 

« Chili » est le second titre issu de l’album. On y voit bien les couleurs britpop de 77:78, de par sa section rythmique très en avant et le big band toujours aussi divertissant, tant il est rare d’en rencontrer dans les formations musicales actuelles. On en a d’ailleurs une nouvelle lampée sur le titre « Shepherd’s Song », dont la composition instrumentale et vocale auraient pu venir d’un Beck dans ses grandes heures.

 

© 77:78

 

On change complètement de registre avec le morceau folk-western qu’est « Situations ». La guitare folk, la guitare électrique et la batterie insistante apportent au morceau un côté inquiétant, presque bad-ass. Et l’effet est réussi ! On attrape nos stetsons et on enfile nos montures pour un finish puissant, sur un paysage sombre et dramatique. Jusqu’à atteindre « The Wagon », allongé là à la fin de l’album, pour un final en grande pompe.

Le duo 77:78 n’en est pas à son premier coup d’essai. Ayant laissé de côté leur précédent projet The Bees pour se diriger vers une nouvelle voie, Aaron Fletcher et Tim Parkin ont trouvé dans ce projet l’espace suffisant pour exprimer toute leur créativité et toutes leurs influences. Jellies est un album réussi, très varié, conservant pour autant une unité musicale agréable à écouter et n’en demeurant pas moins originale pour 2018.

On attend très vite la suite des aventures des deux compères !

 

 

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Article rédigé par Jonathan Kakpeyen

 

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