Magon nous ensorcelle avec « Out in the Dark »

 

Magon fait beaucoup parler de lui depuis un an, et pour cause, il préparait un premier album à son public sans passer par la case EP. Ce choix audacieux réussit bien à l’artiste qui prouve sa légitimité avec un douze titres envoûtant, Out in the Dark, sorti le 11 octobre dernier.

 

 

Out in the Dark, le premier album de Magon, anciennement guitariste du duo Charlotte & Magon, sonne comme un air d’indépendance. L’artiste israélien a abandonné son côté pop pour se plonger dans un genre garage rock psychédélique du plus bel effet. Sur scène, il est accompagné de trois musiciens : Gauthier à la basse, Alexis à la guitare et Ferdinand à la batterie. Cette formule est à voir en live au MaMA jeudi à partir de 14 heures au Backstage O’Sullivans pour le showcase Groover dans un lieu secret pour sa release party le 12 novembre.

L’ouverture, « King of Nothing », nous entraîne immédiatement dans l’univers rock déjanté de Magon avec une diction nonchalante, une ligne de guitare ponctuant les phrases provocantes du Roi de Rien, une basse régulière et tranquille et une batterie qui s’emballe à la fin lorsque l’artiste hurle à l’imposture. Passé le côté provocation assumée de Magon, on découvre des morceaux qui parlent d’amour, notamment : « Thinking of You », « Third Dimensional Love », « It’s Love » toujours avec une pointe d’ironie. Que doit-on en déduire ? Tout l’album semble parler d’amour, pas toujours en termes élogieux, on est loin des Beatles, et plus proches d’une vision désabusée de la romance. Vision plus contemporaine et basée sur l’expérience de Magon, sûrement. On peut tous s’y identifier.

Certains morceaux (« Same House, « Landslide », « My Reflection ») nous font énormément penser aux Pixies période Doolittle. Mais Magon arrive à se démarquer de ses influences avec une originalité qui lui est propre, une façon bien à lui de chanter, un petit cheveu sur la langue parfois, une voix tantôt caressante tantôt révoltée et une rythmique plus psychédélique qu’alternative.

« The Streets » et « Out in the Dark » sont, selon nous, les titres les plus représentatifs de l’univers de Magon avec cette singularité de la voix et cette petite touche de folie dans les arrangements. 

« Shock Therapy » clôt cet album en beauté avec une rythmique à la Ennio Morricone, des paroles acerbes et des chœurs angéliques en mode duel de pistolets. On se laisse porter par ce morceau épique de trois minutes qui raconte sûrement la quête de soi d’un personnage paumé et un peu fou. 

 

 

Au final, après avoir écouté plusieurs fois ces douze titres, on se dit que Magon a pondu un premier album de l’indépendance et de la maturité. Il n’a pas eu besoin d’en créer plusieurs pour avoir sa propre patte, son univers unique et une authenticité appréciée. La prochaine étape ? Découvrir l’artiste en concert ! Déjà très garage en studio, on a hâte de voir ce que ça donne en live !

 

Pour plus de renseignements sur Magon, rendez-vous sur sa page, son site, son Instagram, sa chaîne et son label December Square. L’artiste sera en concert au MaMA jeudi, à La Marbrerie vendredi à Montreuil et dans un « lieu secret » le 12 novembre pour sa release party ! 

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

 

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