Les meilleurs concerts du MaMA 2019 !

 

Il nous a fallu du temps pour nous remettre du MaMA 2019 et de la grosse semaine dans laquelle il s’insérait (JIMI, Grand Meeting Musique) mais nous sommes encore vivants pour raconter l’histoire. Note pour plus tard : ne pas programmer tous les événements musicaux indépendants la même semaine l’année prochaine, ça commence à bien faire d’avoir du mal à redescendre sur Terre la semaine qui suit ces cinq jours de folie. Pour sa 10e édition, le MaMA a pulvérisé tous ses records avec 6398 professionnels de la musique, 442 intervenants, 5850 amateurs de musique et 175 concerts différents ! Retour sur les artistes qui nous ont marqué lors de cette 10e édition !

 

 

Comme chaque année depuis quatre ans, nous avons décidé de vous faire part des concerts qui nous ont le plus marqué. Petit changement cependant, nous avons aussi une catégorie showcases en journée et nous commençons donc avec les artistes qui y appartiennent.

Théophile

L’artiste angevin Théophile a joué au Magnum Club en journée le mercredi 16 octobre. Ce showcase était organisé par le Chabada, salle de musiques actuelles d’Angers qui suit l’artiste en accompagnement cette année. Découvert en avril grâce à son fabuleux single « Andy », nous avons été touché par le premier EP éponyme de l’artiste. C’était donc tout naturel d’aller le voir en live. Durant trente minutes, Théophile et son claviériste nous ont entraîné dans l’univers doux et poétique du chanteur-compositeur. Les professionnels étaient surtout assis, comme à leur habitude, et seuls la bande de Longueur d’Ondes et moi-même étions debout devant en soutien. Il ne faut pas oublier que les artistes ont besoin de l’énergie du public pour donner de leur personne. Mais Théophile a réussi la prouesse d’offrir un live intimiste et touchant devant un public très sage et statique.

Rare Akuma

Jeudi midi nous étions au rendez-vous incontournable de tout festival qui se respecte : Salut Voisins ! le showcase de nos amis frontaliers Belges et Luxembourgeois. C’était la promesse de belles découvertes et nous n’avons pas été déçus quand nous sommes tombés sur le jeune Rare Akuma. Basé à Anvers, Belgique, le rappeur-producteur de 21 ans est monté sur scène avec deux de ses amis, rappeurs et producteurs. Bon, sur Lost Song, on est branché rock. On aime aussi le rap mais on essaye de respecter une certaine ligne éditoriale. Du coup, on ne va pas vous mentir, Rare Akuma est l’exception qui confirme la règle. On ne parlera pas de rap deux fois. Surtout, on est tombé en amour sur son titre le plus rock, avec une production rock à damner, « I’m totally over it » et aussi « I love life ».Cet artiste a du talent, brut certes, car le live n’était pas le plus rodé qui soit, mais vous allez vite en entendre parler ! Son énergie est solaire, il se donne à fond en live et surtout, surtout, il est très authentique. Pas de faux-semblants avec ce rappeur là ! Rare Akuma, reviens quand tu veux à Paris ! Nous serons là !

Aurus

Groover organisait un showcase ce jeudi-là au Backstage O’Sullivans et on en a profité pour aller saluer nos copains et surtout découvrir les artistes qu’ils avaient soigneusement sélectionnés pour le public. Nous ne connaissions pas Aurus avant de le voir sur scène et l’artiste nous a ébloui par son originalité et son rayonnement ! Largement au-dessus de beaucoup d’artistes au niveau de la mise en place scénique et du jeu de scène en général, Aurus a séduit le public de professionnels de la musique à l’unanimité. Grâce à Groover, nous avons pu découvrir avant tout le monde cette sensation pop électronique qui s’inspire de James Blake et Woodkid, tout en se démarquant et en ajoutant sa touche d’exotisme venue des îles (percussions). Après ce concert très généreux et solaire, dont un superbe mashup d’ « American Boy » d’Estelle et de « Single Ladies » de Beyoncé a capella parmi le public, nous avons été conquis et avons tout de suite pensé qu’Aurus pourrait être programmé aux Trans Musicales. Malheureusement, il était trop tard pour cette année mais Bastien Picot, de son vrai nom, jouera aux Bars en Trans le 7 décembre au bar La Place à 22 heures. Rendez-vous là-bas !

 

Bison Bisou

À l’occasion du showcase de La PAM (Pépinière d’Artistes de la Métropole Européenne de Lille), nous avons enfin pu découvrir Bison Bisou en live après toutes ces années… Le groupe nordiste de rock indépendant et énervé ne nous a pas déçus. Les musiciens, en particulier le chanteur, étaient comme habités, limite possédés ! Le frontman sautait partout, se roulait au sol, apostrophait le public, hurlait ! Selon nous, le groupe est plus noise qu’indie mais chacun sa manière de le définir. La formation scénique est classique au rock : guitare, basse, batterie et chant, mais alors le résultat est incomparable à ce qu’on trouve dans la scène indépendante actuellement. Nous avons d’autres groupes en tête, très noise, notamment Dewaere, mais ils ne nous ont pas touchés. Sur scène, Bison Bisou est charismatique, prenant, hypnotisant et déchaîné, et l’effet « normcore » des tenues prouve que seule l’attitude compte. Le groupe a sorti un album, Pain & Pleasure, le 4 octobre et se produira aux Bars en Trans le 6 décembre au 1988 Live Club, dans le cadre de sa tournée nationale.

Sabia Noir

Organisé par le RIF (Réseau des musiques actuelles en Ile-de-France), un showcase privé de quinze minutes de Sabia Noir dans le studio 6 du FGO nous a fait découvrir le groupe en live. Quinze minutes, c’est peu, mais c’est assez pour convaincre un panel de professionnels rassemblé par le RIF pour l’occasion, ainsi que moi invitée par Lucie Marmiesse, manageuse et attachée de presse du trio. Sabia Noir a récemment sorti un EP trois titres, Some Drives, que nous avons le plaisir d’écouter en boucle depuis plusieurs jours. Sur scène, enfin en studio, le trio Bois-Colombien est directement entré dans le vif du sujet avec un live très rock et aucune timidité. Purement authentique, le power trio a fait l’unanimité. Notre préférence va au morceau « Gaïda » que nous avons hâte de voir sur une vraie scène ! Sabia Noir sera en concert le 16 novembre à Bois-Colombes au Captain Fox !

 

Passons maintenant aux showcases du soir avec une sélection de quatre artistes qui nous en ont mis plein la vue et ont pu éblouir le public venu nombreux ces soirées-là.

Irma

La superbe chanteuse camerounaise était très attendue à La Cigale en début de soirée le jeudi. La salle était déjà bien remplie quand nous sommes arrivé et elle n’a cessé de se remplir. On ne connaissait pas l’artiste avant de la voir en live, et nous sommes ravi de la découverte ! Merci Guillaume. Seule en scène avec son ordinateur et sa bande son, Irma a dévoilé un set touchant et sincère. La belle a aussi avoué que c’était son premier concert à Paris depuis longtemps et qu’elle était heureuse de jouer dans sa ville d’adoption. Alternant entre morceaux doux et titres plus punchy, Irma nous a montré ses talents de showgirl et de danseuse, avec un petit style à la Michael Jackson. L’artiste nous a même gratifié de trois choristes vers la fin de son show et le public a vibré en chœur aux sons de sa célèbre chanson « Shivers » !

The Supermen Lovers

Nous avons écouté « Starlight » pendant toute la semaine précédant le MaMA tellement nous avions hâte de voir la sensation électronique French Touch qui a marqué notre adolescence (2001, 11 ans, eh oui !). C’est donc 18 ans après la sortie du tube interplanétaire « Starlight » que nous avons eu la chance de voir The Supermen Lovers, Guillaume Atlan de son vrai nom, en live ! Le DJ-producteur nous a offert un set électro-disco du plus bel effet avec une bonhommie unique en son genre. Avec son clavier Nord Stage 2, Guillaume Atlan s’amusait à jouer des mélodies de son set, ajoutant une touche d’authenticité à ce moment de communion avec le public. Il a évidemment attendu la fin du live pour nous offrir la fameuse « Starlight » que nous avons attendue patiemment grâce à la qualité de sa prestation et de son éldctro-disco. À refaire !

 

 

June Coco

Après un dernier apéro pro et surtout un apéro entre potes à La Cantine de la Cigale, nous avons couru au Phono Museum pour voir la belle allemande en live piano-voix le vendredi soir. Nous avions déjà parlé d’elle dans notre sélection d’artistes à ne pas rater au MaMA 2019 et sa fragilité nous a touché. Assis sur des chaises disposées devant un piano à queue, nous avons pu admirer June Coco dans un cadre intimiste où la chanteuse-pianiste s’est mise à nue et s’est livrée en toute honnêteté. Aidée seulement d’une pédale loop, l’artiste nous a séduit par sa dextérité au piano et par sa voix douce montant dans les aigus avec une facilité déconcertante. « Neptune’s Daughter », son premier single, a résonné dans nos oreilles dans le plus grand bonheur. On n’attend qu’une chose : la sortie de l’album !

Everyone You Know

Le duo britannique a joué au Cuba Café en milieu de soirée et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il était très attendu. Le Cuba Café s’est rempli à une vitesse remarquable d’un public somme toute assez jeune, peut-être des gens ayant découvert le duo sur Fifa. Au beau milieu de cette salle comble, nous avons eu la surprise de constater qu’une batteuse était venue accompagner les deux copains. Les superbes titres « She Don’t Dance » et « Sinners » sont venus ravir un public déjà conquis et nous nous sommes pris des bras et des membres dans la tête tant la foule était en liesse ! Le duo a enflammé le Cuba Café et nous retournerons les voir avec joie dès qu’ils reposeront le pied en France !

 

Pour plus d’informations sur le MaMA Festival & Convention, rdv sur le site !

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

 

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