Le Béjart Ballet Lausanne présente « La Flûte Enchantée » au Palais des Congrès

Une fois n’est pas coutume, notre compagnie préférée le Béjart Ballet Lausanne a gratifié le public parisien de cinq représentations au Palais des Congrès. Cette fois, c’est La Flûte Enchantée, l’opéra de Mozart, qui était à l’honneur !

 

 

Après avoir découvert la compagnie au Palais des Congrès en avril 2015 lors d’une représentation du Presbytère ou Ballet for Life, nous étions conquis et devenions de fidèles adeptes du BBL. Depuis, nous les avons vus à l’Opéra Royal de Versailles pour une représentation du Mandarin Merveilleux, de Piaf (Maurice Béjart) et de Tombées de la Dernière Pluie (Gil Roman).

Cette année, le BBL revenait au Palais des Congrès pour nous présenter La Flûte Enchantée, ballet chorégraphié par Maurice Béjart sur l’opéra de Mozart dans son intégralité, soit trois heures de danse. Du 7 au 11 février, cinq représentations se sont succédées, faisant partie d’une tournée internationale célébrant le 30e anniversaire de la compagnie.

 

 

Dans un décor au style égyptien, les 44 danseurs de la compagnie ont évolué sur la version musicale de l’opéra de Mozart – jouée par le Philharmonie de Berlin dirigé par Karl Böhm en 1964 – en épousant parfaitement la partition et en donnant vie à ce conte initiatique.

Tantôt comiques, tantôt magiques, les tableaux se sont suivis avec précision et virtuosité de la part des danseurs de la compagnie qui habitaient leurs personnages comme si les rôles avaient été écrits pour eux ! Les somptueuses chorégraphies du grand maître Béjart ont, comme à leur habitude, sublimés les corps des danseurs et danseuses. Et les costumes créés par Henri Davila ont donné une dimension nouvelle au ballet, passant d’un minimalisme assumé pour Pamina et Tamino à des fanfreluches pour le costume de Papageno et de la Reine de la Nuit.

 

(c) Anne Bichsel

Dans ce ballet, nul besoin de paroles comme dans l’opéra du même nom car ce sont les corps qui expriment les sentiments des personnages et non les cordes vocales. Le seul moment où les paroles ont été gardées est l’Air de la Reine de la Nuit. Une voix suraiguë, un sentiment de trahison ont été interprétés par la danseuse soliste comme si elle les chantait ! Une nuée de personnages ont défilé les uns après les autres sur la scène, tous habités par une volonté de faire valoir leur droit et leur voix. Nous garderons une préférence pour les trois clowns à la ressemblance frappante avec Monsieur Jovial et pour les trois émissaires de la Reine de la Nuit pleines de dynamisme et d’espièglerie. Le personnage de Papageno (en bleu avec des plumes) est également dans nos favoris et porte le ballet par sa joie de vivre et sa candeur.

 

(c) Lauren Pasche

 

Toute la beauté de ce ballet réside dans la fluidité de la chorégraphie de Maurice Béjart dont les danseurs et danseuses semblent évoluer au-dessus du sol, tant la légéreté de leur pas et la hauteur de leurs sauts n’a de limite que le plafond ! Une fois de plus nous avons été ébloui par la beauté, la virtuosité et le symbolisme de ce ballet de Béjart, interprété avec finesse par le BBL, dont l’excellence ne s’essouffle pas avec les années mais semble au contraire augmenter grâce à Gil Roman.

 

Pour plus de renseignements sur le Béjart Ballet Lausanne, rendez-vous sur le site officiel de la compagnie ainsi que sur sa page. La compagnie se produira à l’Opéra Royal du Château de Versailles du 5 au 8 avril pour t’M et variations…

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

 

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