Halo Maud tout en couleur à La Maroquinerie

 

L’artiste française Maud Nadal et son projet Halo Maud n’en finissent pas de nous régaler ! Elle était en concert à Paris le mardi 20 novembre à La Maroquinerie pour une soirée riche et festive.

 

© Melody Prochet

 

Halo Maud est décidément un projet à surveiller de très près ! En l’espace d’un an, avec un EP et un long format, Maud Nadal a réussi à convaincre un public fidèle. Et c’est ce même public qui est venu à sa rencontre en cette froide soirée de novembre, bravant vent et neige pour admirer le talent de leur artiste favorite sur scène.

La soirée s’est ouverte avec le groupe La Récré, qui n’est autre que le side-project de Forever Pavot aka Emile Sornin. L’artiste fantasque et touche-à-tout était au clavier accompagné de Cédric Laban à la batterie pour une prestation appréciable et appréciée. Le set a été très court mais a servi à mettre dans l’ambiance un public transi de froid. Chapeau au duo Emile & Cédric, le batteur fêtant son anniversaire le soir-même, comme l’a justement fait remarqué un membre du public !

 

 

Après un court intermède, les doudounes, écharpes et blousons sont tombés tandis que le public attendait Maud Nadal, accompagnée de ses musiciens Olivier Marguerit, Stéphane Bellity et Vincent Mougel. Une version instrumentale et introductive du titre « Je suis une île » a permis au quatuor de faire son arrivée sous les clameurs du public.

Le titre d’ouverture de la soirée, « Du Pouvoir/Power », a été interprété avec brio par la formation. Fait notable : l’artiste anglaise Kate Sables alias This Is The Kit avait partagé le matin même sur les réseaux sociaux sa reprise du titre pour une version un peu plus dark. Elle avait d’ailleurs encouragé ses followers parisiens à se déplacer à La Maroquinerie pour assister à ce concert.

Décidément entourée de nombreux et bons amis, la chanteuse « Chanceuse » est rejointe sur scène par Pablo Padovani alias Moodoïd. Le titre très dynamique a permis au public d’ôter encore une nouvelle couche de vêtements chauds ! Sur ce titre comme tout au long de la soirée, le concert a été riche et savamment mené. Notamment sur « Wherever » où la basse puissante de Vincent Mougel a résonné dans les corps. S’en est suivi un solo clavier d’Olivier Marguerit, qui a confirmé la puissance de l’opener de l’album Je suis une île. Puis la chanson « À la fin », issue du debut EP Du Pouvoir/Power, a dévoilé la puissance vocale de la chanteuse, mêlant force et sensibilité.

 

© Morgane Desaveines

 

Le public s’était à peine remis de ses émotions qu’une dizaine de femmes en tenues rouges ont fait irruption sur scène. Non pas pour une revendication engagée, mais pour illustrer le tableau de « Baptism », tout comme dans le vidéo clip réalisé par le collectif Deezoit. La chorégraphie liée aux instruments a permis de mettre en valeur le titre, chanté tout en anglais.

Une fois la scène quittée par les femmes en rouge, le groupe a poursuivi dans sa lancée. Le morceau « Dans la nuit » a été joué avec un final qui a embrasé la scène de La Maroquinerie. Puis est apparu sur scène un cinquième musicien, aux allures de jeune premier. Benjamin Glibert, guitariste virtuose et membre du groupe Aquaserge a collaboré avec Halo Maud pour le combo « Fred »/« Proche proche proche ». Le dialogue de guitares Glibert / Nadal a caractérisé ces deux titres complémentaires.

La chanteuse a finalement annoncé la fin de la soirée avec son single phare « Tu sais comme je suis », qu’elle a dans un premier temps entonné seule en guitare-voix chargées d’émotions. Ses musiciens l’ont ensuite rejointe jusqu’à un très réussi nouveau solo d’Olivier Marguerit, décidément en forme ce soir là. Bravo !

La soirée n’en était pas pour autant terminée ! Les quatre artistes sont revenus sur scène pour interpréter le morceau « Holy Are You » du groupe californien des 70s The Electric Prunes. Après ce moment de grâce, le groupe a terminé cette soirée en puissance avec un superbe final sur le titre « Des bras », décidément bien adapté pour clore un concert ou un album. L’occasion pour les danseuses de « Baptism » de revenir colorer la scène. Également de retour, Emile Sornin et Benjamin Glibert sont venus assister les musiciens de Halo Maud de leurs instruments de prédilection (respectivement le clavier/synthétiseur et la guitare électrique). La scène a explosé et le public était en joie. Tout comme Maud Nadal qui n’a pas caché son bonheur lorsqu’elle a adressé au public les mots « Au revoir ! À bientôt ! », paroles de fin de « Des bras » concordant avec la fin du spectacle !

 

Il n’y a pas à dire : Halo Maud est décidément un projet plein de ressources. On aime à suivre l’évolution de Maud Nadal, tant sur scène que dans ses compositions. Et c’est dans la nuit froide du 20e arrondissement de Paris que le public a quitté la rue Boyer, le cœur léger et de chaleureux souvenirs plein la tête.

 

Plus d’informations sur Halo Maud sur le site officielFacebookBandcamp et YouTube. L’album Je suis une île est toujours disponible en écoute sur toutes les plateformes.

 

Article rédigé par Jonathan Kakpeyen

 

 

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