« Dreameater », le rêve éveillé de Garciaphone

Le groupe auvergnat nous revient en cette fin d’année avec Dreameater, un album longuement attendu (sorti le 17 novembre), signé sur le label français Microcultures.

 

 

Depuis une petite dizaine d’années, l’univers folk poétique de Garciaphone nous berce et nous emmène en voyage vers un monde imaginaire, d’ici et d’ailleurs. Nous avions perdu en 2013 la trace d’Olivier Pérez et de sa bande, jusqu’à un retour au printemps 2017 du chanteur pour une tournée acoustique présentant en avant-première quelques titres extraits de ce nouvel opus, Dreameater, aux sonorités plus calmes et chaleureuses que le précédent album Constancia.

L’album s’ouvre sur une douce balade, Don’t Let It Die Like This, qui donne le ton de l’ensemble, chaleureux et mélancolique. La chanson Oh Sleepless World présente une mélodie de piano lancinante. Au chant, Pérez exprime ainsi les difficultés à trouver la paix intérieure dans un monde en constante agitation.

Le morceau Heirmet utilise des mélodies enfantines et électroniques et se termine sur une évolution musicale originale, parcourue de pauses et d’à-coups tandis que I’ll be a Riddle est une balade Beatlesque et onirique. Dans Mourning of the Day, la basse ronronne et la mélodie de guitare nous emporte vers un univers relaxant mais à la fois inquiétant où l’on regrette (déjà) la fin de journée de façon guillerette. Un tube pop classique et efficace.

Deadstar est un vrai hymne. Son air catchy nous emmène le long de la route pour de nouvelles aventures, la guitare en bandoulière et le brin de paille dans la bouche. Et lorsque les instruments se rejoignent et que la boucle est bouclée, la mélodie s’envole pour nous emporter toujours plus loin !

Premier extrait officiel de ce nouvel album, Every Song of Sorrow is New est le point culminant de la douce tension palpable sur Dreameater. C’est également celle qui résume le mieux cet album et l’état d’esprit du groupe lors de la création de cet opus. La chanson est mélancolique, certes, mais avec un positivisme nostalgique, porté par le piano et la batterie. La performance live d’Olivier Pérez au printemps dernier au Pop Up du Label sur ce titre était d’ailleurs mémorable, en jouant avec ses effets de boucles, sa voix et sa guitare acoustique. La version studio est tout aussi touchante avec un final qui s’envole vers les cieux.

 

 

S’envolant toujours plus haut, A Hole in the Universe est un morceau acoustique sincère où la voix de Pérez résonne fort : douce, puissante et aérienne, tandis que la batterie nous enracine plus profondément dans la terre. Le morceau Our Time to Spare est quant à lui une peinture étrange d’un paysage accueillant mais à la fois hostile et triste, sur une guitare acoustique folk entêtante.

L’album se clôt sur Dusk, l’annonce de la fin de journée, porté par une guitare acoustique, un piano et des violons. La voix du frontman nous rassure sur l’obscurité à venir, comme pour conserver le côté chaleureux et ensoleillé de Dreameater.

 

(c) Sébastien Camboulive

 

Dreameater annonce le retour de Garciaphone avec succès. Contrairement à son prédécesseur Constancia, l’album est plus mélodique et acoustique, tout en gardant les sonorités pop qui font l’identité du groupe. On aime à ré-écouter des titres tels que DeadstarI’ll Be a Riddle ou Every Song of Sorrow is New comme des balades enivrantes, réconfortantes nous invitant aux rêves et repoussant les idées noires et les petits maux de cœurs avec joie et mélancolie, naïveté et lucidité.

 

 

Retrouvez l’univers de Garciaphone sur le site officiel du groupe, Facebook et SoundCloud. L’album Dreameater est en écoute ici !

 

Article rédigé par Jonathan Kakpeyen

 

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