Back to The Great Escape Festival 2018 – D.A.N.

 

On poursuit notre rétrospective du Great Escape Festival 2018 avec l’interview du groupe d’électro-pop japonais D.A.N. !

 

 

Avec Sonatine, leur deuxième album aux couleurs chaudes et suaves d’été, nous avons découvert en D.A.N. un jeune trio talentueux à la culture musicale riche, mais peu connu en Occident. Nous avons profité de leur venue à Brighton pour les interviewer avant leur concert du 17 mai 2018 au club Patterns.


Ravi de vous rencontrer les gars ! C’est la première fois que vous venez au Royaume-Uni ? Que pensez-vous de Brighton ?

Jinya Ichikawa : C’est super cool.

Daigo Sakuragi : C’est très sympa et beau, en tout cas.

Hikaru Kawakami : Ça ressemble à une ville qui s’appelle Zushi au Japon.

Daigo Sakuragi : Elle est près de Tokyo. On te la recommande vivement.

Qu’avez-vous fait depuis votre arrivée et comment vous sentez-vous avant votre concert à venir ?

Hikaru : On est très excités. Du coup, on avait besoin de se vider la tête un peu.

Daigo : On est allé dans des magasins vintage et des disquaires. C’est la première fois qu’on s’attend à un public si nombreux. On est très flattés, mais également un peu nerveux.

Le nom de votre groupe « D.A.N. », ça veut dire quoi exactement ?

Jinya : Il n’y a pas vraiment de sens à donner à ce nom.

Hikaru : C’est juste qu’on aime bien la sonorité. Et aussi l’association des lettres ensemble. Comme « ABC ».

 

 

Êtes-vous conscients de la popularité grandissante de votre projet ? Comment gérez-vous votre succès florissant ?

Jinya : En réalité, on a encore besoin de faire nos preuves. Donc si tout va pour le mieux, on aimerait jouer ici encore et encore, autant que possible.

Hikaru : Plus on jouera en Angleterre, mieux ce sera.

À vrai dire, le Great Escape Festival est le type d’événement où vous pouvez vous faire un nom. C’est plutôt une bonne opportunité pour vous, non ?

Daigo : Oui c’est sûr ! Tu sais, le Japon est un petit pays. On peut être plutôt connu là-bas, mais on a encore beaucoup à faire ici. Pour ça, on pourrait faire une tournée en Europe, pourquoi pas ?

 

Hikaru Kawakami (D.A.N.) © Jonathan Kakpeyen

 

En tant que trio, comment faites-vous  pour composer ensemble ?

Jinya : C’est Daigo qui arrive avec les idées de compositions. Puis je joue ma partie à la basse par-dessus.

Hikaru : Puis moi la batterie. Et enfin, on se réunit pour rassembler le tout.

Daigo : On essaie de modifier, façonner l’idée d’origine. C’est un peu difficile mais c’est la meilleure méthode que nous ayons trouvée pour exploiter le meilleur de chacune de nos personnalités et de nos talents. Je trouve ça plus intéressant que de jouer seul. Être à trois est une chance pour nous de donner notre maximum dans notre musique et de créer des chansons sympas.

En parlant de vos chansons, on y trouve des sonorités proches de James Blake ou de The XX. Est-ce que ces artistes sont des influences de votre projet ? Comment prenez-vous la comparaison ?

Jinya : Je pense que les artistes que tu as cité font définitivement partie de nos influences. Au-delà du fait d’être comparé à eux, on se sent très honorés d’être placés dans la même famille musicale que ces célèbres artistes qu’on admire.

Vous me disiez en off être fans de football. Je viens de France et je ne pouvais pas passer à côté du nom de votre chanson « Zidane ». Pour nous français, cet homme est un dieu du foot et une personnalité très populaire. Pourquoi avez-vous choisi d’utiliser son nom de famille pour nommer votre chanson ?

Hikaru : On respecte énormément l’homme. Il est élégant et a du style.

Daigo : On l’adore depuis qu’on est gosse. L’idée de la chanson « Zidane » vient en réalité du documentaire sur sa vie [Zidane, a 21st Century portrait, de Douglas Gordon & Philippe Parreno]. La bande originale est signée Mogwai. On l’adore ! Et puis, oui, c’est clairement un homme avec de la classe et on voulait que notre chanson ait autant de classe. D’où le nom emprunté, celui d’un grand joueur de foot.

Hikaru : Pour être tout à fait honnêtes, on a beaucoup de démos nommées d’après des joueurs de foot !

 

Daigo Sakuragi (D.A.N.) © Jonathan Kakpeyen

 

Que savez-vous des autres artistes présents ici au Great Escape Festival ?

Jinya & Hikaru : Absolument rien !

Daigo : Moi je connais seulement Laurel Halo, qui vient d’Allemagne.

Et en matière de groupes ou artistes français ?

Daigo : Je ne connais que les Daft Punk.

Jinya : Et Justice aussi ! Désolé.

Qu’est-ce que vous écoutez le plus en ce moment ?

Hikaru : Black Josh. C’est un très bon rappeur

Jinya : Il y a Acid Pauli, un producteur de musique électronique originaire d’Allemagne.

Hikaru : On aime tous Drake et Mount Kimbie. Et Floating Points. C’est un mec sympa et très intelligent.

Daigo : Récemment j’écoute beaucoup Pangea. J’aime bien son EP, en particulier le titre « Bone Sucka ». Pour moi, c’est le plus haut niveau en matière de musique électronique made in UK, en ce moment.

Et si vous deviez choisir un album, une chanson ou un artiste que vous aimez et que vous souhaiteriez que les gens découvrent, ce serait qui/quoi ?

Hikaru : D.A.N. sans hésiter. J’aimerais que notre groupe soit connu par le plus de gens possible !

Jinya : Je choisirais Bells Atlas. C’est un groupe américain avec des influences de music afro et jazz. Parfois même tribal. Tu devrais écouter leur album Jyeah.

Daigo : Pour moi, ce serait Albino Sound.

Jinya & Hikaru : Très bon choix, oui !

Daigo : C’est un producteur de musique électronique japonais. Il est très connu dans la culture musicale underground. Mais bien entendu, je choisirais D.A.N. également.

 

 

Retrouvez D.A.N. sur leur site officielFacebook, Twitter et YouTube.

 

 

Article rédigé par Jonathan Kakpeyen

 

 

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