Appalache : comme un poisson dans l’eau

Découvert en début d’année avec son clip Rainbow Trout, Appalache est un artiste haut en couleur ! Intrigués par son univers très aquatique et enfantin, nous avons décidé de nous rendre au Bus Palladium le samedi 8 avril pour voir de quoi il retournait !

 

Eddy Biche

Appalache, c’est le projet de Julien Magot, un garçon qui rêvait d’être footballeur mais qui a dû renoncer à son rêve à cause de ses jambes trop élastiques. Il dévoile son secret dans son clip Wondering, candide, touchant et pourtant réaliste dans lequel on le voit rebondir et se reconvertir en musicien. Julien est d’ailleurs multi-instrumentiste, auteur et compositeur et compte pas moins de dix disques à son actif.

 

 

En ouverture de soirée, Appalache s’est produit devant un Bus bien rempli, ce qui est étonnant pour une première partie. Une chose est sûre, l’artiste s’est déjà constitué un public d’irréductibles.

Surprise, Julien Magot est en ciré jaune sur scène, certainement sa marque de fabrique. Après trois titres d’ouverture dont un qui fait bouger un public un peu trop sage, Appalache entame son titre phare Rainbow Trout qu’il termine de façon inattendue avec une panacée de guitares saturées. Une fois l’assistance réveillée, l’artiste enlève son ciré jaune et entonne Wondering qui est un hymne à l’espoir. Le public est séduit, l’ambiance est à son comble, un dauphin gonflable vogue sur la foule et Julien Magot termine la chanson en tapant sur les toms de son batteur. Wondering est vraiment notre titre favori du set et c’est sans doute celui qui est le plus vibrant en live !

Après un petit intermède humoristique sur son prof de maths, Appalache nous gratifie de Mr. Francis, chanson composée à l’honneur de ce prof si spécial. Des choeurs planants, une voix grave, une basse très post-punk, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce titre un tube !

Entre deux chansons, Julien Magot carbure à l’eau tel un poisson. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est sur scène comme un poisson dans l’eau. Riche de son voyage aux États-Unis, Appalache nous fait voyager à New-York avec End of the Road, une chanson hyper planante aux élans blues. Il enchaîne ensuite avec Hot qu’il clôt avec un solo de guitare à la vitesse hallucinante, limite hard rock. Après cela, Appalache calme l’assistante avec une douce chanson de marin, Sail, aux guitares très colorées.

Enfin, Appalache termine en apothéose avec Space Remains, un titre à la fois post-punk par la basse minimaliste (Joy Division) et très psychédélique par les claviers (The Doors). Julien Magot hypnotise la salle avec sa voix grave parlée à la Ian Curtis et son synthétiseur sous acide.

 

 

Au final, Appalache est définitivement un artiste à voir en live. Ses albums studio sont très bons mais ils prennent une autre dimension sur scène ! Son dernier né, Sea Gate, est à écouter sans modération !

 

Appalache sera en concert le samedi 22 avril au Festin Nu ainsi que le jeudi 18 mai aux Trois Baudets à Paris. Pour tout renseignement complémentaire sur Appalache, rendez-vous sur sa page Facebook, son Bandcamp ou sa chaîne YouTube.  

 

Article rédigé par Adeline Dupriez

 

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